Le poltergeist d’ Enfield , la véritable histoire

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Le poltergeist d’ Enfield , la véritable histoire.

Le poltergeist d’Enfield est une célèbre affaire de poltergeist s’étant déroulée dans le quartier londonien d’Enfield en Angleterre, de 1977 à 1979. Le poltergeist aurait présenté une grande variété de manifestations, centrées autour des enfants de la famille Hodgson et en particulier de Janet, une adolescente d’une dizaine d’années.

L’une des plus célèbres photos de l’affaire : Janet Hodgson en train de « léviter » sous l’effet du poltergeist

Le poltergeist fut étudié par plusieurs équipes de parapsychologues et scientifiques, et il bénéficia d’une forte couverture médiatique par la presse de l’époque. Son impact sur le monde du paranormal a été considérable : l’affaire a été l’objet de nombreux documentaires et livres, et a inspiré plusieurs films d’horreurs.

Le poltergeist d’Enfield est souvent présenté comme l’un des cas modernes de poltergeists les mieux documentés. Plusieurs enquêteurs ont cependant mis en évidence des preuves indiquant que les enfants Hodgson avaient truqué certaines des manifestations surnaturelles et abusé de la crédulité des parapsychologues ; ils considèrent de fait l’affaire comme n’étant qu’un canular.

Déroulement de l’affaire


L’affaire s’est déroulée dans une maison mitoyenne servant de logement social et située 284 Green Street à Brimsdown, une petite localité du quartier d’Enfield au nord du Grand Londres. Peggy Hodgson, une mère divorcée y résidait avec ses quatre enfants : Margaret (13 ans), Janet (11 ans), Johnny (10 ans) et Billy (7 ans).

La famille Hodgson prise en photo lors des évènements en 1977, avec de gauche à droite : Margaret, Johnny, Janet, Billy (allongé derrière ses frères et sœurs) et la mère Peggy

La première manifestation du poltergeist aurait eu lieu le 30 août 1977 : alors que Janet et Johnny dormaient dans leur chambre commune, Janet senti son lit trembler sans raison apparente.
Le lendemain soir, les deux enfants et leur mère observèrent une commode se déplacer devant eux tandis que des bruits de pas se faisaient entendre. Terrorisés, ils descendirent au rez-de-chaussée de la maison et les bruits se firent plus manifestes, avec des coups frappés contre les murs. Pensant à un cambrioleur, Peggy Hodgson demanda à un de ses voisins de venir inspecter la maison ; celui-ci ne trouva rien d’anormal, et comme les bruits continuaient, la mère de famille appela la police.
L’officier de police qui fut envoyé sur place, Carolyn Heeps rapporta avoir vu une chaise se soulever de quelques centimètres et glisser d’environ un mètre sur le sol, sans qu’elle puisse identifier une raison à ce mouvement.

Devant l’incapacité de la police à leur fournir une aide, la mère de famille contacta le Daily Mirror. Les journalistes furent témoin du jet de petits objets : briques de Lego et billes.


Suite à la diffusion de la nouvelle d’un poltergeist à Enfield dans la presse, un parapsychologue de la Society for Psychical Research (« Société pour la Recherche Psychique », la principale organisation de parapsychologie anglaise) fut envoyé sur place : Maurice Grosse. Il s’agissait pour Grosse de sa première vraie enquête de terrain, car il avait rejoint la SPR l’année auparavant.
Après quelques jours de calme pendant lesquels rien ne se produisit Grosse fut témoin de nouveaux jets de Lego et de billes, qui se révélèrent être chauds au toucher, le signe selon l’enquêteur qu’un poltergeist était bien à l’oeuvre. Grosse put également observer un T-shirt s’envoler d’une table sur laquelle il était posé et traverser la pièce.
Maurice Grosse fut rejoint le 12 septembre 1977 par un second parapsychologue de la SPR : Guy Lyon Playfair.

Une commode renversée par le poltergeist


Au cours des mois qui suivirent, l’équipe Grosse-Playfair et la famille Hodgson affirmèrent avoir pu constater les manifestations suivantes :

  • déplacements d’objets divers : gros meubles (canapés, tables, commodes ou lits) retrouvés renversés ou retournés sur eux-mêmes ; petits objets projetés dans les airs, traversant les murs ou se matérialisant dans les airs pour tomber sur le sol ; pierres balancées dans la maison depuis l’extérieur.
  • bruits variés : coups frappés dans les murs dont l’origine ne pouvait pas être trouvée ; bruits de pas ; sifflements ; aboiements de chien (alors que la famille Hodgson n’en possédait aucun).
  • écriture spontanée : graffiti sur les murs, messages griffonnés sur des feuilles de papier.
  • pyrokinèse : allumettes prenant spontanément feu.
  • destruction d’appareils électriques : dysfonctionnement inexpliqué des appareils d’enregistrement des enquêteurs. Des journalistes de la BBC auraient également constaté des dégâts sur leur équipement et les enregistrements de leurs cassettes effacées, alors qu’ils effectuaient un reportage à Enfield.
  • apparitions : l’ensemble de la famille Hodgson avait des visions fugaces de visages les épiant par la fenêtre, de silhouettes sombres ou de personnes inconnues.
Photo circulant sur Internet avec la légende « une brique vient frapper le mur à côté de Peggy Hodgson ». Il s’agit vraisemblablement d’une brique de Légo, aucun jet de brique n’ayant été répertorié parmi les manifestations du poltergeist

  • agressions physiques : le poltergeist s’en est pris physiquement aux enfants en les pinçant, les piquant comme avec une aiguille, en les tirant hors de leur lit ou en les soulevant dans les airs pendant la nuit. En une occasion, Maurice Grosse et Guy Lyon Playfair furent appelés à l’aide par Margaret, qui semblait être tirée vers le haut par le pied et les enquêteurs ne purent la faire bouger malgré leurs efforts.
  • « possession » des deux soeurs Janet et Margaret qui semblaient alors rentrer en transe, s’exprimaient avec une voix grave et éraillée, disant des obscénités ou discutant avec les enquêteurs. Des tests réalisés alors par Grosse et Playfair en bâillonnant Janet avec du sparadrap ou en lui remplissant la bouche d’eau ne l’ont pas empêchée de parler.
    Janet a également présenté des crises convulsives incontrôlables et elle agressait violemment ceux qui s’approchaient d’elle.


Dans la plupart des cas, les phénomènes se produisaient lorsque les enquêteurs et témoins n’étaient pas présents, ou que personne ne regardait dans leur direction. Ainsi, comme notait Maurice Grosse :

« Il est plus intelligent que nous ne le sommes. Regarde son sens du timing — le moment où tu sors d’une pièce, quelque chose se produit. Tu restes dans une pièce pendant des heures, et rien ne bouge. Il sait ce que nous faisons. »
Traduction d’Ar Soner, d’après Playfair (1980)

Quelques rares manifestations purent cependant être photographiées ou filmées en plein action.

Maurice Grosse essayant de maintenir Janet lors d’une « possession »


Par la suite, de nombreux autres spécialistes intervinrent pour mener leur propre enquête, parmi lesquels les parapsychologues Anita Gregory (également membre de la SPR) et John Beloff, l’illusioniste Christopher Milbourne… Ils furent cependant très sceptiques vis-à-vis de la réalité du poltergeist (voir partie suivante, Un canular monté par les enfants Hodgson ?).
A la demande de Grosse et Playfair, divers médiums furent également invités au domicile des Hodgson à Enfield pour essayer d’entrer en communication avec le poltergeist : Matthew Manning, Gerry Sherrick, Luiz A. Gasparetto… Grosse et Playfair firent également appel à plusieurs magnétiseurs et exorcistes pour mettre un terme aux phénomènes paranormaux, sans succès.
Le célèbre couple d’enquêteurs américains Ed et Lorren Warren passèrent eux aussi quelques jours à Enfield.


La majorité des phénomènes étaient centrés autour de Janet, la deuxième fille de la famille Hodgson, et dans une moindre mesure autour de sa soeur aînée Margaret. Playfair décrivait Janet dans les termes suivants :

« Janet était toute énergie, grande pour son âge, sautant et courant partout au moindre prétexte, et elle parlait si vite que j’avais au début des difficultés pour la comprendre. Elle ressemblait à un lutin, et je pouvais comprendre pourquoi certains visiteurs de la maison au cours des prochains mois la suspecteraient de jouer des tours. »
Traduction d’Ar Soner, d’après Playfair (1980)

Les déplacements ou jets d’objet se produisaient essentiellement en la présence de Janet ou Margaret, et elles étaient les cibles principales des attaques physiques du poltergeist ainsi que des possessions.
Lorsque Margaret fut envoyée dans une maison voisine tandis que Janet resta au domicile familial, le poltergeist se manifesta dans les deux maisons. A l’inverse, lorsque les deux jeunes filles étaient absentes de leur foyer, aucun phénomène paranormal ne s’y produisait.
Curieusement pourtant, lorsque Janet passa 6 semaines à l’hôpital pour des examens pendant l’été 1978, quelques manifestations eurent lieu au domicile familial mais rien de particulier ne fut signalé à l’hôpital.

Johnny, Janet et Margaret pris en photo lors des évènements en 1977


Janet et les médiums invités à Enfield ont attribué la responsabilité du poltergeist à de nombreuses entités paranormales. Il n’y avait pas de correspondance entre les entités identifiées par les filles Hodgson (qui avaient une identité bien définie et un nom : Tommy, Fred…) et celles introduites par les médiums (qui étaient plus vagues : une vieille dame, un ancien pratiquant de magie noire…).
La plus communicative de toutes les entités était l’esprit de Bill Wilkins, un vieil homme ayant anciennement habité dans la maison et qui y serait mort d’une hémorragie alors qu’il était assis dans son fauteuil au rez-de-chaussée. Cet esprit était en colère que des étrangers se trouvent dans sa maison.

Janet affirma qu’elle et sa soeur Margaret avaient joué avec une planche ouija peu de temps avant que les activités paranormales ne débutent dans leur maison.


Les événements paranormaux cessèrent progressivement de se produire à partir de la fin de l’année 1978, et cessèrent définitivement suite à la visite d’un prêtre en 1979 selon les affirmations de Janet Hodgson.
Guy Lyon Playfair écrivit un récit détaillé de son expérience du poltergeist d’Enfield dans son livre This House is Haunted: The True Story of a poltergeist (1980).

Janet quitta le domicile familial en 1983 et se maria jeune. Son plus jeune frère Billy et sa mère Peggy continuèrent à vivre à Enfield jusqu’au décès de cette dernière en 2003. Ils n’auraient plus rien constaté d’anormal à partir de 1979, à part — aux dires de Janet — occasionnellement des bruits de nature inconnue et une sensation de présence.

Interrogés en 2015 par le tabloïd The Mail, les habitants actuels de la maison n’ont pas mentionné y avoir vécu quoi que ce soit de paranormal.


Enregistrement de la supposée entité Bill Wilkins, parlant par la bouche de Janet et racontant son décès


En raison de l’intense couverture médiatique dont il bénéficia entre les années 1977 et 1980, le poltergeist d’Enfield est resté l’une des plus célèbres affaires modernes de poltergeist avec le poltergeist de Rosenheim.
La quantité de spécialistes étant intervenus pour l’étudier et le nombre de témoins ayant affirmé avoir observé les phénomènes (une trentaine) fait que le poltergeist d’Enfield est souvent présenté comme l’une des affaires paranormales les mieux documentées du XXème siècle, et l’une des plus authentiques… Bien qu’en réalité plusieurs enquêteurs considèrent le poltergeist d’Enfield comme un canular avéré (voir Un canular monté par les enfants Hodgson ? ci-dessous).

Le poltergeist d’Enfield fait encore régulièrement parler de lui dans les médias. Ainsi la BBC lui consacra un documentaire pour Halloween en 2011, et l’histoire a inspiré la mini-série The Enfield Haunting diffusée sur la chaîne britannique Sky Living (2015) ou le film The Conjuring 2 (2016).

Un canular monté par les enfants Hodgson ?


Le soupçon d’un canular organisé par les enfants Hodgson — et en particulier par Janet — s’est présenté dès les premiers signes d’activités du poltergeist.

Les conclusions d’Anita Gregory et John Beloff qui eurent l’occasion d’enquêter sur le terrain en 1977 étaient ainsi très sceptiques (alors que ces deux parapsychologues étaient pourtant favorables à l’existence des phénomènes surnaturels).
Gregory considérait l’ensemble de l’affaire comme surfaite. Selon elle, si les premières manifestations pouvaient effectivement avoir eu une origine paranormale, l’affaire était ensuite devenue une farce grossière destinée aux enquêteurs et journalistes en mal d’histoire à sensation. Elle reprochait également à Grosse et Playfair leur crédulité face aux tours joués par les filles Hodgson.

L’illusionniste Christopher Milbourne affirmait de la même façon que les manifestations du poltergeist d’Enfield n’étaient que le produit des facéties d’une « petite fille qui voulait causer du grabuge et qui était très, très futée ».

Photographie de Janet ayant atterri sur un poste de radio après une lévitation


Les sceptiques relevèrent de nombreux comportements suspects de la part de Janet et Margaret Hodgson, qui attesteraient de la nature frauduleuse du poltergeist.

Ainsi dans la plupart des cas, le « poltergeist » refusait de s’exprimer à travers Janet ou Margaret si les enquêteurs étaient présents ; les voix ne se faisaient entendre que lorsque les deux soeurs étaient seules dans leur chambre avec la porte fermée.
Quand en de très rares occasions, Janet s’exprima publiquement avec la voix rauque des esprits, Grosse et Playfair notèrent que les lèvres de la jeune fille « semblaient à peine bouger ». Le ventriloque Ray Alan qui put assister à une de ces transes attesta pour sa part que les voix prises par Janet étaient tout à fait explicables par des techniques proches de la ventriloquie.

Janet fut également filmée à son insu en train de tordre des cuillères, ou de sauter sur son lit en agitant les bras.
La très célèbre photo la montrant en train de « léviter » a été prise avec une caméra automatique réalisant un cliché tous les 15 secondes ; de nombreux sceptiques ont cependant avancé que la position de Janet suggère qu’elle avait simplement sauté depuis son lit comme s’il s’agissait d’un trampoline.
En une occasion, alors que Janet était dans sa chambre et qu’elle parlait avec la voix des esprits, Christopher Milbourne put observer la jeune fille se glisser discrètement hors de la pièce pour vérifier si quelqu’un la regardait ; elle fut manifestement surprise par la présence inattendue de l’illusionniste.

A l’inverse, lorsque Janet se trouvait dans un environnement contrôlé et surveillé — comme par exemple lorsqu’elle passa plusieurs semaines à l’hôpital, aucun phénomène surnaturel ne se produisait puisqu’elle n’était pas capable de les simuler en toute discrétion.

La position de Janet : bras tendus, jambes repliées et cheveux en l’air… indiquerait sur cette photographie qu’elle n’était pas en train de flotter mais de sauter sur son lit

Enfin, les manifestations du poltergeist suivaient les désidératas des enquêteurs : c’est après que Grosse ait exprimé auprès de Janet qu’il nécessitait d’enregistrer des voix surnaturelles, que le poltergeist commença à s’exprimer par son intermédiaire. De même, lorsqu’un journaliste du Daily Mirror mentionna à Janet que les poltergeists étaient souvent pyromanes, l’entité d’Enfield s’intéressa aux allumettes.


Même Playfair admettait lui-même avoir eu des doutes en certaines occasions sur la culpabilité de Janet, par exemple lorsqu’il entendit sur certains de ses enregistrements des bruits de déplacement suspicieux avant que de gros objets ne soient retournés dans une pièce supposée vide.
Maurice Grosse était pour sa part un convaincu de l’authenticité de l’affaire. Il avait perdu sa fille également nommée Janet au cours d’un tragique accident de moto, un an auparavant en 1976, et son objectivité face aux mises en scène de Janet Hodgson a été fortement remise en question.

Grosse et Playfair étaient conscients qu’un certain nombre de phénomènes paranormaux était délibérément provoqué par les enfants. Ils écartaient toutefois l’hypothèse d’un trucage généralisé car ils prétendaient avoir vu de leurs propres yeux des manifestations surnaturelles (essentiellement des déplacements d’objets) dans des conditions où les enfants ne pouvaient pas les avoir mises en scène ou n’étaient pas présents.


Comme de nombreux enquêteurs le notèrent à l’époque, Janet et Margaret semblaient beaucoup apprécier d’être au centre de l’attention, et plusieurs psychiatres estimèrent que l’ensemble de l’affaire s’arrêterait à partir du moment où Grosse et Playfair cesseraient de s’y intéresser.
Pour la rédactrice en chef du Skeptic Magazine Deborah Hyde, la sensation d’abandon éprouvée par les deux filles aînées de la famille Hodgson suite au départ de leur père était une raison suffisante pour les motiver à inventer une histoire depoltergeist afin d’attirer l’attention sur elles… Attention qui se serait arrêtée si les phénomènes paranormaux avaient dû cesser.

Guy Lyon Playfair et Maurice Grosse pris en photo dans le domicile de la famille Hodgson à Enfield en 1977


Interrogée dans les années 80 par les journalistes d’ITV News, Janet Hodgson admit avoir effectivement mis en scène certains phénomènes paranormaux, afin de ne pas décevoir les enquêteurs lorsque le poltergeist ne voulait pas se manifester. Elle estimait cependant la proportion de manifestations truquées à environ 2%, le reste étant bien authentique.
Janet a réitéré cette affirmation à plusieurs reprises, au cours d’interviews plus récentes en 2011 et 2015.

Point de vue des partisans de l’authenticité de l’affaire


Pour les partisans de l’authenticité de l’affaire, le poltergeist d’Enfield est l’illustration parfaite d’un phénomène depoltergeist.
Les cas de poltergeist seraient centrés autour d’une personne, typiquement un adolescent perturbé et mal dans sa peau (souvent une fille), dont l’âge se situe aux environs de la puberté. Dans les théories spiritistes, cet adolescent posséderait des pouvoirs de médium, et il va céder inconsciemment de l’énergie à l’esprit désincarné d’une personne décédée qui va s’en servir pour se manifester dans le monde physique.
Selon d’autres théories développées par des parapsychologues comme William Roll, l’adolescent va provoquer à son insu des phénomènes de psychokinèse à l’origine des manifestations du poltergeist, simulant une hantise bien qu’il n’y ait pas réellement d’esprit en jeu.

« I am Fred » (« Je suis Fred »), message supposé avoir été écrit par l’entité du même nom à l’aide de ruban adhésif rouge


Dans le cas du poltergeist d’Enfield, les parents Hodgson avaient divorcé de façon douloureuse, une situation encore inhabituelle dans les années 70. De l’aveu de Madame Hodgson elle-même, cette situation était difficile à vivre pour ses enfants.
Lorsqu’avec le temps, les tensions familiales suite au divorce de M. et Mme Hodgson diminuèrent, le poltergeist cessa de se manifester puisqu’il ne disposait plus de l’énergie nécessaire.

C’est Janet et dans une moindre mesure sa soeur Margaret qui jouaient le rôle de catalyseurs pour le poltergeist, ce qui expliquerait que celui-ci se soit manifesté essentiellement en leur présence. Grosse nota que les phénomènes paranormaux connurent leur apogée le 15 décembre 1977, période où Janet eut ses règles pour la première fois.
Playfair observa pour sa part que l’entité était étroitement liée à Janet, percevant le monde extérieur à travers ses sens ; ainsi, elle ne pouvait pas connaître des choses dont Janet n’avait pas été elle-même informée. Janet pouvait également prédire à l’avance les futures activités du poltergeist.

Lors d’une interview pour Channel 4, Janet Hodgson affirma n’avoir jamais senti d’intentions malveillantes de la part de l’entité, qui ne cherchait pas à blesser la famille mais aspirait seulement à trouver le repos dans la maison où elle était décédée.

Image caméra montrant le rideau de la fenêtre s’enroulant dans la couverture du lit de Janet


Pour le couple d’enquêteurs Ed et Lorraine Warren, l’ensemble de l’affaire n’était pas le fruit d’un poltergeist mais d’une possession démoniaque — les possessions étaient le cheval de bataille des Warren. Ed Warren affirmait avoir pu observer Janet léviter au dessus de son lit alors qu’elle était endormie.
L’attitude du couple Warren a cependant été très critiquée : Playfair leur reprochait ainsi de n’avoir passé qu’une unique journée sur place à Enfield et d’avoir été visiblement plus motivés par la façon dont ils pouvaient retirer de l’argent de l’affaire que par une quête de vérité.

Source : paranormal-encyclopedie.com

 

 

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